Montreux Music

Festivals & événements

AI.LOVE.JAZZ

Partager
L’affiche officielle de la première édition d’AI.LOVE.JAZZ, à Montreux.
© AI.LOVE.JAZZ
L’affiche officielle de la première édition d’AI.LOVE.JAZZ, à Montreux.
Type
Festival & concours
Adresse
Riviera Café, Casino Barrière, Montreux

Ne se visite pas

AI.LOVE.JAZZ se présente comme un « hub mondial pour les artistes de l’IA », qui voit l’intelligence artificielle non comme un remplacement de la créativité humaine mais comme « un nouvel instrument entre les mains du talent ». Sa première édition, les 9 et 10 juillet 2026, a réuni au Riviera Café du Casino Barrière de Montreux une compétition mondiale en ligne et un événement live, l’année des 60 ans du Montreux Jazz Festival. Le concours mêlait jazz, blues, funk, soul et rock mélodique, composés avec l’aide d’outils d’IA générative ; le premier soir, des morceaux étaient même interprétés sur scène par un groupe de jazz. Cinq lauréats ont été primés lors du gala final, le titre « Frozen Edge » du Sud-Coréen Yong Ho-seong, ancien vice-ministre de la Culture remportant la première place (AI.LOVE.JAZZ).

La première édition

Deux soirées à Montreux

Pendant deux soirées de juillet, à l’occasion des 60 ans du Montreux Jazz Festival, des musiques composées avec l’aide de l’intelligence artificielle ont été portées sur scène par des musiciens de haut niveau, devant une salle d’artistes venus du monde entier, d’innovateurs, d’investisseurs et de mélomanes. « Ce n’était pas qu’un concours : c’était le début d’un mouvement », résume l’organisation.

L’aftermovie officiel de la première édition d’AI.LOVE.JAZZ (2026).

Le premier champion

Le grand vainqueur n’a rien d’un habitué des studios. Yong Ho-seong est un ancien premier vice-ministre sud-coréen de la Culture, longtemps dans l’administration (depuis 1993), par ailleurs batteur et critique musical. Une fois à la retraite, il s’est mis à l’école de la composition assistée par l’IA et s’est lancé un défi : mettre en musique les 154 sonnets de Shakespeare.

« Frozen Edge », son titre primé, part du Sonnet 97 et du vide qui suit une rupture, froid comme l’hiver. Il a confié la mélodie et la voix à l’IA, mais a écrit les paroles lui-même. « Grâce à l’IA, j’ai pu commencer une nouvelle carrière musicale, dit-il. Ce concours marque, je crois, le début d’une transformation de la façon de créer la musique » (The Korea Times).

À voir aussi